Sécheresse exceptionnelle : la Wallonie adapte temporairement les règles du PGDA pour soutenir les agriculteurs

Face aux conséquences de la sécheresse et des fortes chaleurs de l’été 2026, le Gouvernement wallon a adopté plusieurs adaptations temporaires du Programme de gestion durable de l’azote en agriculture (PGDA). Ces mesures doivent offrir une marge de manœuvre aux exploitations agricoles confrontées à des difficultés exceptionnelles de semis, d’épandage et de stockage, tout en maintenant les exigences de protection de l’eau, des sols et de l’air.

Les périodes de canicule et la sécheresse cet été ont fortement compromis la croissance des prairies et leurs besoins en fertilisation. Les sols secs et la chaleur ont également limité les possibilités de semis et d’épandage, tandis que le maintien d’animaux à l’étable a contribué à augmenter les volumes de lisier produits en bâtiment.  Dès lors, le Gouvernement wallon prévoit trois mesures limitées à l’année 2026 afin de permettre aux agriculteurs de mieux répartir les différents travaux agricoles après une saison marquée par d’importants retards.

Ces mesures concernent principalement l’implantation des cultures intermédiaires pièges à nitrates (CIPAN), avec un report de certaines échéances de semis et de destruction, l’allongement des périodes autorisées pour l’épandage de certains fertilisants organiques et fumiers, l’assouplissement temporaire des règles d’épandage en zone vulnérable ainsi que l’extension de la durée maximale de stockage des fumiers au champ.

Ces adaptations ont été évaluées tant sur le plan agricole qu’environnemental. Elles s’appliquent rétroactivement à partir du 1er août 2026 et prendront fin le 15 décembre 2026, ce qui confirme leur caractère exceptionnel et temporaire. Il est clair que les enseignements tirés de cette année exceptionnelle alimenteront les réflexions en cours sur l’évolution du PGDA et sur l’adaptation de l’agriculture aux effets du changement climatique.

Yves Coppieters, Ministre wallon de l'Environnement : « Face à une situation climatique exceptionnelle, il était de notre responsabilité d’apporter des réponses concrètes aux agriculteurs tout en préservant la protection de notre eau, de nos sols et de notre environnement. Les adaptations décidées sont ciblées, temporaires et fondées sur l'expertise scientifique. Elles illustrent notre volonté d'accompagner le secteur agricole dans les difficultés qu'il rencontre, tout en préparant l'agriculture wallonne aux défis climatiques qui s'imposent désormais à nous. »

« Les conditions climatiques extrêmes nécessitent d'adapter les périodes d'épandage et d'implantation des CIPAN. Ces mesures ont été prises pour mieux prendre en compte les réalités du terrain. Nous travaillons aussi à être moins soumis, à l'avenir, à une agriculture de dates » précise Anne-Catherine Dalcq, la Ministre de l’Agriculture.

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